DISTRIBUTION JDjES POUVOIRS. 83
La qualification des personnes de la secondesérie ne serait pas nouvelle à tous égards, puis-qu’il est vrai que les successeurs des maréchaux-des-logis se sont appelés adjudans-généraux et ad-judans-eommandans ; mais le nom que nous vou-drions étendre à tout ce qui aide le commande-ment, a reçu une acception spéciale , qui va contrarier l’acception radicale. Néanmoins, qu’est-ceque l’homme qui en aide un autre, à quelque titreque ce soit? Celui qui aide est un adjudant. Nouspourrions donc, au risque de blesser quelquesoreilles, donner à tout officier qui en aide un au-tre dans son commandement , la qualificationd’ adjudant ,
Il n’est pas aussi aisé de qualifier la troisièmesérie ; car la dénomination d’adjudant est toutemilitaire, et si elle ne satisfait pas tous les amours-propres , au moins elle n’en blesse pas la plusgrande partie ; tandis que celle qui convient à latroisième série des fonctions est toute civile, et setrouve déjà réprouvée, à ce titre, par un certainorgueil que la politique doit peut-être entretenirdans tout état qui a besoin d’une armée. Cepen-dant, que sont-ils dans l’ordre civil, les hommesqui exercent la police, ceux qui rendent la justice,ceux dont, la main forme la chaîne des intérêts detous les citoyens , ceux qui gardent le trésor ets’occupent du bien-être des peuples ? L’usage nousdit qu’on les appelle des magistrats ; et la distinc-tion entre cette expression et celle de fonction-naire , que le néologisme a introduite dans la lan-
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