DE LA SUBORDINATION. 1 87
Tout ce qui tendrait à avilir le soldat à sespropres yeux, et aux yeux des autres, est soi-gneusement écarté de ses devoirs et de ses tra-vaux.
Le simple soldat est le seul qui n’ait d’autre de-voir que celui d’obéir. Suivre et imiter le caporal;voilà en deux mots toute l’étendue de ses devoirs.C’est pourquoi, l’ordonnance ne lui prescrit à luinommément aucun devoir particulier ; mais on'trouve ses devoirs recommandés à la surveillancedu caporal, dans les articles a3i à a4 a de l’Ordon-nance du i3 mai 1818, ainsi que dans plusieursdes articles précédens et suivans.
Tout soldat qui croit éprouver un tort ou quicroit avoir des réclamations ou demandes à faire ,s’adresse à son chef. Après le déni de justice duchef, il s’adresse graduellement à tous les supé-rieurs; il peut même d’après l’art. 43q de l’ordon-nance du 13 mai, quand une punition lui est in-fligée, et qu’il s’y est soumis, appeler à l’autoritédu supérieur (1).
Dès que le soldat a passé sous les drapeaux, onlui doit en échange des devoirs qu’on lui impose,tous les soins de la famille. Le Roi, commandantsuprême de l’armée, est le chef de cette famille; tous
(i) Par un second paragraphe du .même article, on autorisel’homme puni, fut-il simple soldat, à recourir immédiatementau capitaine, ce qui me semble contrarier un peu la hié-rarchie.