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Tome deuxième.
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DE LA SUBORDINATION. 1()1

prennent une plus forte intensité en temps deguerre.

La discipline est aussi plus sévère, parce qu’elleest plus nécessaire; les soins alors deviennent plussérieux pour les chefs; mais les petits détails sontun peu moins nombreux. C’est là surtout que sedéploient le zèle, la vigilance, le savoir et la fer-meté des officiers. Mais c’est là qu’avant de songerà se faire obéir, il faut conquérir les droits à l’o-béissance.

Pourvoir à tous les besoins du soldat et par tousles moyens; l’aider, le secourir, ne jamais l’aban-donner, veiller à sa sûreté et à sa conservation ,tel est en campagne le devoir rigoureux de l’officier.Recueillir sur le champ de bataille les restes de savie, le soigner, le sauver s’il est possible, lui as-surer sa juste récompense, c’est un autre devoirnon moins rigoureux. Lui donner dans toutes lesoccasions l’exemple de la patience et de la ré-signation, de la sagesse et de la modération;c’est un devoir plus rigoureux encore : s’en fairele compagnon, l’ami, le défenseur; c’est un besoinpour l’officier dont la gloire dépend de l’affectiondu soldat.

Les devoirs réciproques des militaires en cam-pagne sont à peu près tous compris dans cesquatre mots : « mettre en commun les biens et» les maux, les forces et les volontés, » car l’u-nion des soldats fait toute leur force. Parmi desgens qui courent des dangers communs, il existeune étroite société, et tout repose sur la foi pu-