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Tome deuxième.
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REGIME INTERNE.

CHAPITRE IV.

De Vesprit de Corps.

Les lois, et la morale elle-même, ne pouvantprescrire les devoirs que d’une façon tout-à-faitinsuffisante, les hommes ont fait intervenir unepuissance auxiliaire dans toutes leurs institutionspolitiques. C’est ainsi que les gens de guerre ontde tout temps invoqué l’honneur, connue unesorte de divinité qui préside à léurs actions, etqui vient au secours de leurs lois. Cette espècede feu sacré, est conservé, gardé, entretenu parl’opinion, ou passion publique, appelée l’esprit decorps.

Comme les meilleures choses, l’esprit de corpsa ses abus, sans doute; les prétentions qu’il con-sacre sont quelquefois exagérées; les effets del’amour-propre, les vanités dégénèrent souventen orgueil ; les affections sont ordinairement tropexclusives , quelquefois même l’esprit de corpsfavorise les mutineries; car c’est une maxime bienconnue que celle-ci: « Beaucoup de délinquans,» point de coupables. » Mais ces inconvéniens sontloin de balancer les avantages qui résultent del’esprit de corps.

Qui peut nier, en effet, que l’esprit de corpsne soit la source des grandes actions, le lien des