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trouvera quelque moyen d’être juste sans faiblesse.Mais si un chef vient se présenter, armé de toutela rigueur de son autorité : « Vous avez, lui dira-» t-on , comme à Drusus , le pouvoir de nous livrer» au licteur, et vous n’avez pas celui de nous» donner nos congés; » ou bien on répondra àses menaces, comme à celles de Masséna : « Nous» ne craignons pas votre canon; personne mieux» que vous ne sait si nous osons le braver. «L’exemple de Scipion est encore celui qu’il fautproposer comme le plus sage et le plus sûr : trouverdans la multitude un petit nombre de coupables,être assez adroit pour s’en emparer, les chargerde toutes les iniquités , et montrer aux autres quela justice qu’ils réclament était prête au momentoù le désordre en a retardé les effets; aprèsla sévérité de Scipion, il faut imiter l'équité deGermanicus , et faire justice des chefs. Il y a milleexemples de remèdes à ces grands maux; les mili-taires doivent les chercher avec avidité dans l’his-toire. Ils peuvent profiter aussi des fautes com-mises à cet égard ; sans perdre de vue que l’imi-tation servile même des plus beaux exemples, dansces sortes de choses, ne réussit pas toujours,parce que les circonstances ne sont jamais par-faitement semblables. C’est ainsi qu’un généralfrançais ayant, par une menace vigoureuse, faitmarcher sa division révoltée, un autre ne pût, parl’effet d’une pareille menace, empêcher la révolted’une garnison; le premier, après avoir commencépar épuiser sa bourse, et celle de tous ses offi-