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Tome deuxième.
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DE LA SUBORDINATION. 2l5

insurrections; et, pour ne parler que de nos ar-mées : insurrections à Mantoue , insurrections àRome , troubles dans plusieurs autres stations mi-litaires , sont de tristes souvenirs. Enfin, l’insurrec-tion de Strasbourg , en 1 8 1 5, prodige d’autant plusfuneste, que l’ordre et la sagesse semblèrent colorerle délit, est un grand avertissement qu’on ne sau-rait négliger. Cette armée manquait de tout: elleprouva qu’elle pouvait ne manquer de rien. Quantaux événemens d’Italie , ils ne sont pas eux-mèmes sans excuses. Après avoir conquis le plusriche pays du monde , se trouver dans la mi-sère, cela est fait pour exaspérer les hommesles plus sages. Or, il est vrai que l’Italie chargéede fournir le trésor public , les armées du Rhin ,et la marine, n’était pas toujours en état de pour-voir à la solde de ses vainqueurs, et que, lorsquele général quitta le commandement, la solde étaitarriérée de cinq mois ; son successeur, bornétoute sa vie à des détails topographiques, qu’ilentendait très-bien, ne sut rien tirer de l’Italie , nipour la France , ni pour l’armée, et ce fut sous samain débile que les insurrections éclatèrent.

Les frais de l’établissement en Egypte , et del’expédition en Syrie , occasionèrent le même re-tard de solde dans l’armée d’Orient; mais il n’yéclata ni insurrection, ni murmure parmi lessoldats.

C’est une chose fort remarquable, que jamaisles armées ne se sont révoltées sous le commande-ment de Napoléon ; et il a encore ce point de con-