abo de l’avancement.
espèce; parce que les espérances déçues, et l’or-gueil irrité, ne manqueront pas de repousser lesrefus, en disant au ministre : faites une autre or-donnance.
Déjà la discussion elle-même a dû faire pres-sentir le besoin d’avoir des règles fermes sur cettematière; car l’esprit des classes s’est manifestédans la contestation sur le droit à consacrer enfaveur des sous-officiers; c’était disputer sur lepartage entre le peuple et les riches, sans consi-dérer que, si la masse du peuple français a étépendant trente ans en possession absolue de tousles emplois de l’armée, loin de lui avoir fait unepart trop grande, en lui garantissant une portionde ce qu’elle a possédé, et en le lui assurant contreles hautes influences , on a peut-être obéi à la né-cessité des temps, en réduisant cette part autantqu’on l’a fait. Je sais qu’on peut répondre à toutpar cet argument spécieux ; le Roi eût fait cettepart plus grande , si la loi ne se fût pas interposée.Mais, le Roi est libre de le faire avec la loi ; il estlibre de faire porter son choix sur les sous-offi-ciers; car la loi n’a pour objet que de régler cequ’on ne peut pas refuser, et point de limiter lalibéralité. Pour ce qui est de la prérogative, c’estune question facile à résoudre, si l’on fait accep-tion de la différence des temps; insoluble, si l’onn’en veut pas tenir compte. Or, dans une arméeoù tout citoyen est appelé , il y a nécessairementdes droits qui n’existent pas dans une armée desoldats achetés . Parmi ceux-ci, la promesse, ou