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TjE l’avancement.
CHAPITRE PREMIER.
Du partage de VAvancement entre le choix etVancienneté.
Autrefois, tous les emplois militaires étaientdévolus, sauf quelques rares exceptions, à uneclasse de la société, dont le régime particulierétait celui de l’égalité parfaite. « La république» était entre eux, dit Montesquieu , et le despotisme» était pour tout le reste. » C’était, en général,par eux-mêmes que les officiers faisaient la policede l’avancement : et le jugement de Dieu , plus puis-sant que celui du Roi, prononçait assez ordinaire-ment entre les compétiteurs. Ces restés, jusqu’alorssubsistans, de l’anarchie féodale , étaient en mêmetemps une cause et un signe de la faiblesse del’autorité royale. Le Roi, maître partout ailleurs,depuis Louis XIV , ne l’était guère dans son armée ,quant à l’avancement : le tour du tableau imposaitune véritable gêne à de justes libéralités, à unesage prévoyance, et portait un notable préjudiceaux intérêts de l’état.
Dans l’exercice de cette espèce de droit, la no-blesse elle-même était classée en deux parts, hauteet petite noblesse. La haute noblesse débutait parles emplois supérieurs; l’autre, mêlée d’anoblis,vieillissait dans les emplois subalternes ; et il fallaitle bras vigoureux d’un grand roi, pour en tirerFabertet Catinat. Le tiers-état, notamment depuis