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Tome deuxième.
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346 DU RÉGIME EXTERNE.

puissance royale fut forcée de s’interposer, et lesrois de France prenant la défense du peuple contrela tyrannie deschefs militaires, commeils en avaientagi contre les barons , le patronage tutélaire de lacouronne fit de nouveau sentir son heureuse in-fluence. On fixa, par des ordonnances (r), le termede la patience des créanciers ; on régla les immuni-tés résultant du service, et l’on réprima vigoureuse-ment les vexations des soldats. J’épargne les détailssur les deux premiers points; maisjenepeux me dis-penser de montrer la marche des choses, quant autroisième : on y verra la preuve de ce que j’ai avancésurles inconvéniens delà restriction de Constantin.

Avant l’établissement des casernes, qui ne re-monte pas au-delà de l’année 1719, le soldat, logéchez l’habitant, se livrait à tous les excès. Le gou-vernement crut y apporter remède en payant ausoldat, sous le nom d’ustensiles, le loyer de ce quel’habitant était auparavant obligé de lui prêter deson mobilier; on déchargea également les parti-culiers du paiement et de la nourriture des trou-pes pour en charger les provinces et les commu-nes; et l’on fit les défenses les plus expresses,non-seulement de rien exiger, mais de rien ac-cepter de l’habitant. Les ordres d’un monarquepuissant et absolu restèrent sans effet; on y ajoutales menaces, et ce fut en vain. L’ordonnance dul 5 octobre 1674, qui fulminait la peine de mortcontre les soldats, et la dégradation contre les of-

(1) Des 11 août et 18 septembre 167/,.