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Tome cinquième.
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A LA DEUXIÈME PARTIE.

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guerres, alors, étaient en rapport avec la misèredu temps et l’état des lumières. L’art d’adminis-trer les armées, encore assez mal connu de nosjours , était borné comme les besoins eux-mêmes :on s’approvisionnait lentement et de longue mainen ruinant le trésor, en doublant les impôts, et ense livrant à des traitans, ou en épuisant les provin-ces frontières. En général, on abandonnait à unmunitionnaire le soin de fournir, manipuler etdistribuer les vivres et fourrages; la fourniture deséquipages militaires, de ceux de l’artillerie, destransports auxiliaires, était comme une consé-quence du marché des vivres ; quelquefois le mêmeliomme pourvoyait au service des hôpitaux, etfour-nissait aux troupes l’habillement et les effets decampement. Rarement l’état des finances était as-sez prospère , plus rarement les administrateursétaient assez habiles pour que l’administration fîtelle-même ses affaires. Le métier de l’intendant sebornait à expédier les ordonnances de paiement,et à contrôler les dépenses ; le générai faisait laguerre, et rien autre.

L’état actuel des choses est tout différent : onmet sur pied des armées de quatre à cinq centmille hommes ; et, une fois entrées en campagne,ces armées, en quelque sorte livrées à elles-mêmes,cessent d’être entièrement à la charge de l’état; legouvernement ne fait plus que donner des secoursen hommes au général; à l’administrateur, quel-ques secours en argent. Il faut que celui-ci s’ap-provisionne sur le pays, ou qu’avec son argent et