5o 1>E LA STATISTIQUE.
pot direct, tandis que des cartes ne sauraient rien
indiquer relativement à l’impôt indirect.
Or, il n’y a pas de doute que tout commandantet tout administrateur d’une province, d’un dis-trict, d’un gîte d’étape, n’aient besoin d’une sem-blable carte, pour l’arrondissement dont ils doi-vent disposer, et qu’il ne soit assez facile de lafaire dans toute position tant soit peu station-naire.
Les états - majors et les administrateurs en chefdes armées, ont des devoirs à cet égard, plus éten-dus encore, parce que leurs besoins sont plusgrands. Ils devront donc, en établissant des cartesgénérales, selon l’idée des cartes particulièresdont je viens de parler, ou des bulletins analoguesà celui que je propose, compléter encore leur sta-tistique par un tableau particulier des routes ,rivières, lacs et canaux, avec des observations suffi-santes sur les facilités , obstacles et autres circons-tances. Le tableau de la canalisation de la France (1820), peut en donner l’idée; mais il n’est pasassez complet, relativement aux vues de l’admi-nistration militaire.
Un pareil travail, quant aux routes, est un peumoins nécessaire que pour la navigation, parcequ’elles sont ordinairement assez bien indiquéessur les cartes ; tandis que les points de départ de lanavigation et de la flottaison, 11e le sont que fortrarement.
Avant d’avoir à faire usage de la statistique pourde si grands intérêts, des notions de la statistique