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des financiers de tous lès pays, des traités del’agriculture, du commerce et des manufactureschez tous les peuples, etc., etc. Cette immensitéde livres sur une matière qui en demande si peu,a été, comme à l’ordinaire, le résultat des tâton-nemens et des essais, où une multitude de gensont cru pouvoir s’aventurer sans trop savoir cequ’ils voulaient prouver ; néanmoins, il faut con-venir que les bons auteurs eux-mêmes, ont eufort à faire, en raison du temps où ils vivaient.
L’économie politique, chargée de dévoiler lesmystères qui couvraient l’origine et les sourcesde la richesse des peuples, a eu bien des préjugésà combattre, des obstacles à surmonter, des er-reurs à détruire, des vérités à naturaliser. Pouren venir où elle est aujourd’hui, il a fallu sans cesseremonter des effets aux causes, et une proposi-tion fort simple en apparence, entraînait à desconséquences d’une immense étendue; des débats
survenaient, il fallait disputer et prortver.La
génération actuelle est arrivée au moment où lecombat finissait. Les principaux points en litigesont à peu près réglés : il est aujourd’hui prouvé,d’une manière incontestable, que la richesse estfondée sur le travail, et que pour que les peuplessoient heureux, il suffit, pour ainsi dire , de leslaisser faire.
Le travail est en effet, partout, en raison de laliberté d’agir, et de disposer des épargnes ou descapitaux, fruit de ce travail. Sans la liberté, sansla propriété, sans la certitude de posséder, la fa-