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grands et petits propriétaires, aussi absolus dansleurs terres, que le monarque dans les siennes,se forment en assemblées ou diétines, pour ré-gler leurs intérêts communs, et satisfaire auxdemandes du prince; les communes, de leurcôté, se réunissent en corps de bourgeoisie, pouren faire autant; les uns et les autres s’occupentassez peu du sort des peuples, et de l’augmenta-tion de leur propre bien-être.
L’administration provinciale domine en Hon-grie ; le palatin est un vice-roi, à qui les ordresde l’empereur parviennent par l’entremise d’unechancellerie spéciale, et qui les transmet auxprovinces.
On a voulu quelquefois améliorer le sort de cepays; je ne sais ce qui a fait obstacle.
Joseph II , qui avait vu la Toscane, avait com-pris que le roi de Bohême et de Hongrie , devaitêtre beaucoup plus riche qu’il ne l’était. Il savaitque la liberté du travail avait fait la fortune dugrand-duché; il imagina de proclamer la mêmeliberté dans les deux royaumes, et d’y introduireles lumières, en fondant des académies (1781).11 trouva le terrain mal préparé : l’agriculturene fait pas des hommes libres, et l’on n’améliorepas l’instruction et le sort des peuples par unacte de la volonté. C’est par les institutions, letemps et l’industrie, que ce phénomène s’opère;il faut que de nouveaux besoins amènent denouvelles mœurs; que le peuple éprouve le dé-