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Tome cinquième.
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3a6 DES IMPÔTS , EMPRUNTS ET RÉQUISITIONS.

reste, il faut bien l’avouer, un moyen de réparersa fortune à la guerre , dans un temps où la moden’était plus d’aller s’y ruiner : au siècle der-nier, les généraux levaient assez ouvertement descontributions pour leur propre compte (i); ilsprenaient une part des octrois des villes (a) ;on vendait les passe-ports, les permis de pêche,les sauve-gardes (3); ces exigeances étaient de vé-ritables concussions qui, comme les contribu-tions brutales, ne rapportaient rien à l’état, etpar lesquelles en tarissant les sources de la pros-périté publique , on ruinait le pays sans profitpour l’armée , quelquefois même avec peu de

(1) Voir une lettre du maréchal de Saxe, du 16 septem-bre 1748 , et d’où il résulte que le comte de Clermont, princedu sang, levait des contributions pour son compte personnel.

(2) On voit, dans la même correspondance, que Lowendalétait fort mécontent de M. de Séchelles, parce que ce sage ad-ministrateur s’opposait au droit de cantines, par lequel les villesétaient forcées d’élever le prix des boissons, afin de fourniraux généraux les sommes considérables qu’ils exigeaient par ceprétendu droit. Le magistrat de Maëstricht fut maltraité pourn’avoir offert que 40,000 francs pour le droit de cantines. Ce-lui de Gand s’était mieux comporté ; toutes les autres villesavaient fait des offrandes plus ou moins considérables.

( 3 ) Lettre de M. de Contades, i 3 mai 1747 : les sauve-gar-des se vendaient i 5 o francs.

On voit aussi par une lettre de Maurepas (10 mai 1748), à la-