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Tome cinquième.
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DES IMPÔTS, EMPRUNTS ET RÉQUISITIONS. 33 1d’industrie (sans oublier les capitalistes), sur lesmoyens les moins gênans d’asseoir les impôts lesplus supportables, ou les emprunts les mieuxcombinés. On fera connaître, en même temps,aux habitans du pays, les autorités d’où peuventémaner les réquisitions ; défenses seront faites à tousles officiers de l’armée de requérir aucune sommed’argent ni aucune autre valeur, sauf quelquesexceptions dont nous parlerons plus tard, à peinede concussion , et le châtiment suivra de prèsla transgression. C’est à cette juste sévérité, con-dition première de la levée des contributions,que le général Moreau dut tout le succès de sonadministration, dans les campagnes des années VIIIet IX; il réprima fortement la cupidité lorsqu’elleosa se montrer. Malheureusement, il signala l’es-prit de rivalité qui l’a conduit à de funestes ex~trémités, en faisant porter les exemples qu’ilfit, sur le beau-frère du premier consul, et surle frère du général Berthier; car il montra, d’ail-leurs, toute la faiblesse de son caractère enversles autres généraux, par l’exécution de Babenhau-sen , sur un malheureux instrument, n’osant at-teindre le bras qui l’avait fait agir.

Après avoir pris les précautions nécessairespour assurer la rentrée des impôts existans, etrecueilli les avis les plus certains sur les produitsdes diverses industries et sur le revenu net, lesbesoins de l’armée seront le plus souvent la rai-son rigoureuse de la quotité de l’impôt à lever: