358 DES IMPOTlf, EMPRUNTS ET REQUISITIONS,exemples que nous ont fournis l’armée du Rhinet l’armée d’Aragon. Je rappelle ici les obser-vations auxquelles l’un de ces exemples se rap-porte.
S’en remettre trop absolument aux autoritéslocales, du soin de la levée des réquisitions,cela serait imprudent : on perdrait beaucoup detemps, et l’on avancerait peu ; il faut être pré-sent à la répartition, et s’assurer des moyensd’exécution; car c’est là que l’envie, les petiteshaines, les petites passions des petits lieux semanifestent, choses qu’il importe d’empêcher,quand on fait ou quand on autorise des actesarbitraires à la guerre. Ainsi, une réquisition ur-gente étant frappée, on taxera immédiatement lesprincipaux habitans à une certaine quantité defournitures, selon les facultés appréciées, et encommençant par les membres de l’autorité publi-que ; les commerçans ne devront y entrer quepour leur quote-part, comme particuliers, quel quesoit l’approvisionnement de leur magasin. Quandles chefs d’une ville auront été les premiers im-posés, certainement ils n’épargneront personne,et ils seront justes envers leurs concitoyens; dansle cas contraire, il ne faut répondre de rien, nide l’équité dans la répartition, ni de l’exactitudedans la fourniture; et ce sera assez ordinairementfaute d’avoir vu s’opérer cette répartition, que lesordres ne seront pas remplis.
Il est ensuite essentiel de surveiller les agenschargés du recouvrement. Qui ne sait de com-