8r du Sol de dessus,
la voûte au-dessous dudit pallage fera faite à ferdépens ; & au cas que le dessous du passage ap-partienne à un autre Particulier , celui qui auroitle dessous n’y changcroit rien ; & la hauteur , entrel'ancien Rez-de chaussée & le nouveau , appartien-droit à celui qui auroit le dessus du passage. (1)
(1) Cette division nc peut avoir lieu dans tous les cas • ilne soroit pas juste qu’un pere de íamilíe qui auroit destiné unpassage de dix pieds de haut dans un corps-de-logis, fur unerué, pour servir à un héritage sur le derriere, & le niveau dela tue venant à changer , il ne seroit pas juste, dis je , quele Propriétaire du corps-de-logis lur rue tut tenu, dans tousles cas , de souffrir l'cxhausseinent de ce pallage jusqu'à cequ’il aye dix pieds de hauteur, j. Le pere de famille a fixéque ce pallage auroit dix pieds de hauteur, souvent parce-qu’il avoit cette hauteur lots de la destination qu'ilen a fait.j. Ce relèvement de pavé ne se fait que pour le bien pu-blic. j. Le Propriétaire sur rué n est pas plus tenu du bienpublic, que le Propriétaire fur le derriere z parconféquent cesdeux Propriétaires doivent en souffrir également.
Le rehaussement du pavé de la rue cauleroit au Propriétai-re fur ruë les dommages fuivans : i. Si c'étoit des Boutiquesqui sussent aux côtés de ce passage de Servitude, ces Bouti-ques deviendroient enfoncées , humides, & d'une bien moin-dre location qu’elles n'croient lorsqu'elles étoient au niveaudu pavé de la rué ; & si ce pavé de la rue éroir relevé consi-dérablement, il pourroit arriver qu’il ne fût pas possible d’oe-cuper ces Boutiques , & qu'elles ne devinssent plus que des sou-terrains. i. Si c'étoit des salles ou cuisines , outre 1 humidité,ces salles ne feroient plus éclairées comme elles l'étoient ci-devant, & le Propriétaire seroit obligé de rehausser ses appui»décroisées; ce qui, outre l'incommodité , lui occasionnèrentde la dépense ; si c'étoit des cuisines , les eaux ne pourroientplus s’écouler dans la rue ; & il seroit obligé, si le réhausse-nieut du pavé étoit grand , de les faire écouler dans un pui-sard : ce qui rend roi t ces cuisines bien moins faines & moinshabitables , par l'infession que produisent ordinairement cespuisards, & cauleroit beaucoup de dépense à ce Propriétaire.
Les dommages que cauleroit ce réhaussement de pavé auPropriétaire de l’héritage du fonds > seroient : i. De ne pou-voir faire sortir de la cour ses eaux , & de se uouver dans