J'rt C O N T R E-M U R 3
en faisant un contre.nur Je l'epanlcur J un pied contre îe musmitoyen, n'en est point pour cela déchargé du tort que lesxnitrercs de la sotie fcroienc au mur mitoyen , il elt toujourstenu Ju dommage ensorte que si un mur mitoyen venoit àpérir par la pénétration des matières de cette folle , le Tro*.priétaire de cette folle seroit obligé de refaire le mur mitoyenà ses dépens seuls . Sc les autres dégradations que cette partie«ie mur aurolt occasionnés.
De mème, lorsque les matières d’une sosie s’épanchent dansles caves d’une maison voisine , le Propriétaire de la sosie estonr.g- de faire cet écoulement & de faite faire les ouvragesneceilaircs pour contenir fes matières ; quelques-uns employentd,-s corroys de glaise , d'auttes de mortier de chaux Sc ciment ;irnis comme ces constructions causent de grands frais & ner: iisiiilent pas toujours, on ule d’une autre méthode que l’expé-nencc a reconnu être la meilleure Sc la plus sûre , qui est demaçonner les murs avec plâtre pur coulé au panier pour en ôierles gravois, & fur chaque rang & lit de moilons y couler dup’âtre assez clair pour s’insinuer dans les petits vuides qui an-iment pù rester après la première construction des murs. Lors-que les murs d’une sosie font ainsi construits , on fait unachemise de plâtre de deux à trois pouces d’épaisseur dans l’iti-ré rieur de la sosie en cinq ou six pieds de hauteur , pour don-ner le temps au plâtre du corps des murs de se sécher Sc dur-cir , pendant le rems que les matières de la sosie employeur âpénétrer & corroder cette chemise de plâtre ; l’expéricnce afait connoìtre, dis-je , que ces mursainli construits, lorsqu’ilsétoient bien travaillés étoient impénétrables aux urines &aux matières des sosies.
II est à remarquer que la disposition de cet Article neparoît pas fort utile aux Propriétaires des sosies ; puisqu’enobservant la disposition de cet Article > ils n’en lont pasmoins charges des événemens Sc des dommages : il étoitinutile de prescrire des épaisseurs pour les contre-murs ; puif-qu’en les construisent de ces épaisseurs contre le mur mi-toyen on n'en est pas plus avancé , si les matières des sosiesviennent à philtrer à travers le mur mitoyen Sc s'écouler dansses caves de la maison voisine. L’on dira que íì ces écoulemensarrivent, que cela ne provient que du défaut de la construc-tion des murs, & non du vice de ['épaisseur à quoi l'on ré-pondra que l’expérience a fait connoìtre que quoiqu’un murconstruit avec motions , & mortier de chaux & fable, soiebâti autant bien qu'il est possible, que les matières des fossespénétrent ces murs , quoiqu’iis soient d’épailleur eucore pins
forts