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Les loix des bâtimens, suivant la coutume de Paris : traitant de ce qui concerne les Servitudes réelles, les Rapports des Jurés-Experts, les Réparations Locatives, Douairieres, Usufruitieres, Bénéficiales, &c / enseignées par m. Desgodets ...; avec les notes de m. Goupy ...
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N O N-M I T O T T. Î7 S- îôt

t $. Sil se crouvoic quelque difficulcé à fortifierî'épuiíseur du mur , l'on y devroit suppléer par 1 iqualité des matériaux que lon y employeroit : partxemplc, fi le peu dépaifieur ne permettoit pasde faire un bon mur en le bâtissant de moilcns sl'on y suppléerait, en le bâtissant de pierres detaille, st)

16 . Si un mur non-micoyen étoit de qualité &cpaiiTèur suffisante poUr porter lEJifice de celuiqui l'auroit fait construire, & que le Voisin quivoudrait bâtir contre, ne le trouvât pas a fier épais& de construction a fier forte pour la grandeur del'Edificc quil y voudroit adoficr ; ce leroit à luià faire à ses frais & dépens seul le mur entier Scprendre la plus force épaisseur sur Ion héritage, SCà faire les étayemens convenables pour soutenirlEdifice de son Voisin & a y faire faire tous lesrétablifiemens 3c dédcmmagemens nécessaires, cau-sés par la réfection du mur. La même chose 5 'ob-ier veroit si lancien mur étoic mitoyen & commun

duré pendant un trcs-long-temps avec cette épaisseur, & nuspar conséquent cette épaisseur lui suffit; ensorte qu'il arrive quecelui des Propriétaires qui veut bâtir solidement est obligé deprendre la plus grande épaisseur du mur mitoyen lur sonterrein, quoique son Voisin charge ce mur autant que lui, le?Edifices étant auffi élevés dun côté que de Vautre ; ce quiest trés-juste. 11 arrive tous les jours à ce sujet des Procèsqui durent des années entieres , & qui suspendent pendantce temps la construction des bâtimens. Ce qui fait un tortconsidérable à celui qui bâtit.

(t) II est trés-rare quun mur mitoyen se trouve dans descirconstances qui puissent empêcher den fortifier lépaísseur,soit dun côté, soit de lautre, & lon ne peut construire unmur mitoyen en pierres de taille que du consentement mu-tuel des Voisius; ces constructions allant à de grands frais ,il ne íèroit pas juste de pouvoir obliger son Voisin à urerelie construction, tous les Propriétaires n'étant pas en ctaïde supporter de pareilles dépenses.

Partie J, L