N O N-M I T O T T. Î7 S- îôt
t $. S’il se crouvoic quelque difficulcé à fortifierî'épuiíseur du mur , l'on y devroit suppléer par 1 iqualité des matériaux que l’on y employeroit : partxemplc, fi le peu d’épaifieur ne permettoit pasde faire un bon mur en le bâtissant de moilcns sl'on y suppléerait, en le bâtissant de pierres detaille, st)
16 . Si un mur non-micoyen étoit de qualité &cpaiiTèur suffisante poUr porter l’EJifice de celuiqui l'auroit fait construire, & que le Voisin quivoudrait bâtir contre, ne le trouvât pas a fier épais& de construction a fier forte pour la grandeur del'Edificc qu’il y voudroit adoficr ; ce leroit à luià faire à ses frais & dépens seul le mur entier Scprendre la plus force épaisseur sur Ion héritage, SCà faire les étayemens convenables pour soutenirl’Edifice de son Voisin & a y faire faire tous lesrétablifiemens 3c dédcmmagemens nécessaires, cau-sés par la réfection du mur. La même chose 5 'ob-ier veroit si l’ancien mur étoic mitoyen & commun
duré pendant un trcs-long-temps avec cette épaisseur, & nuspar conséquent cette épaisseur lui suffit; ensorte qu'il arrive quecelui des Propriétaires qui veut bâtir solidement est obligé deprendre la plus grande épaisseur du mur mitoyen lur sonterrein, quoique son Voisin charge ce mur autant que lui, le?Edifices étant auffi élevés d’un côté que de Vautre ; ce quiest trés-juste. 11 arrive tous les jours à ce sujet des Procèsqui durent des années entieres , & qui suspendent pendantce temps la construction des bâtimens. Ce qui fait un tortconsidérable à celui qui bâtit.
(t) II est trés-rare qu’un mur mitoyen se trouve dans descirconstances qui puissent empêcher d’en fortifier l’épaísseur,soit d’un côté, soit de l’autre, & l’on ne peut construire unmur mitoyen en pierres de taille que du consentement mu-tuel des Voisius; ces constructions allant à de grands frais ,il ne íèroit pas juste de pouvoir obliger son Voisin à urerelie construction, tous les Propriétaires n'étant pas en ctaïde supporter de pareilles dépenses.
Partie J, L