i8o Comment hausser
c,. Mais lì le mur servant à porter deux Edificestic paît & d'autre , d'égale hauteur , avoit quinzepouces d épaiileur , qu’il fut solide Sc de bonneconstruction, droit Sc à plomb, Sc que l'un des
tion de i’ctac de ce mur : c’est à la prodencc des Experts d’endécider. Et si ce mur n’avoit pas l'épailleur suffilantc pour porterla surélévation, ce seroit celui qui íurélcvcroit qui íeroit obligéde fortifier le mur à sès dépens, & de prendre cttte plus épaisseurfur son terrein , & il ne payeroit point de charges, vû qu’ilauroit payé la plus grande part de la reconstruction de cemur, A l'égard des ctayemens & raccoHemens , ils feroier.tfaits chacun en droit foi aux dépens de celui qui en auroitbesoin ; ainsi que les jambes sous poutres aux dépens de celuiauquel elles feroient nécessaires ; & après cette reconstruction,le mur demeureroit commun , & mitoyen avec celui qui n'au-roit point élevé ía maison en toute l’étenduë de son héberge,pour son ancienne épaisseur seulement, & pour le temps quecette maison resteroit dans la mcme élévation. Et si pat la fuitece Propriétaire venoit à élever la maison auslï haute que cellede son Voisin , il seroit tenu de rembourser à son Voisin lamoitié de ce mur en l'étenduë de son ancienne héberge, dé-duction de la portion qu'il auroit payé dans ledit mur , & lamoitié du tertein occupé par la plus forte épaisseur, & lamoitié de la surélévation de ce mur , contre laquelle il n’a-voic point fait endossement.
L’on peut forcer son Voisin à la reconstruction d’une jam-be étriere, lorsqu'elle est mauvaise : mais on ne le peut for-cer à la reconstruction d’une jambe boutisse en pierres, àmoins que les deux faces des deux maisons qui se joignentne soient construites en pierres : il est libre à celui des Voisinsqui a la face de fa maison, ou en moilons, ou en pan dcbois , de faire cette jambe boutisse en moilons feulement,& celui qui la veut en pierres est obligé de la faire à ses frais ,& l'autre ne contribuera qu’â fa pose seulement pour loitenir lieu de moilons. II en est de même d'un cours d'aslìse*de pierres, que youdroir mettre un des Voisins au Rez dé-chaussée d’un mur mitoyen ; on ne peut forcer son Voisin d'ycontribuer. Mais si dans la fuite celui qui n’auroit point con-tribué à cette jambe boutistè, venoit à faire construire laface de fa maison en pierre, il seroit obligé de rembourserson Voisin de la moitié de la plus valeur de cette jambe boa-tisse , au fur plus de celle du motion.