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dats de ligne; mais qu’ayant besoin d’être relevéstoutes les deux heures , il est essentiel d’en avoirle double, de manière que la moitié se reposeet nettoie ses armes derrière la ligne, tandis quel’autre moitié tiraille en avant du front; que,par conséquent, il est bon que les voltigeursou tirailleurs forment le cinquième du bataillon;que si l’on faisait rentrer le tirailleur immédia-tement en ligne, il ne pourrait ni se reposer, ninettoyer ses armes ; et enfin, que s’il se présenteà la guerre quelque occasion rare où l’on aitbesoin d’un plus grand nombre de tirailleurs, ilest facile de les renforcer momentanément d’unepartie des soldats de ligne, qui, animés et in-struits par leur exemple , chercheraient à lesimiter et à marcher sur leurs traces.
Quant à l’usage, tout en avouant les égardsqu’il mérite, ils pensent cependant que ces égardsne doivent pas aller jusqu’à faire proscrire sansexamen toute innovation proposée. Car nous enserions encore à nous battre pêle-mêle avec desbâtons et des massues, comme les sauvages, sil’on avait soigneusement proscrit toute espèced’innovations. D’ailleurs , l’institution des volti-geurs , dans la guerre dernière , est déjà un com-mencement de séparation des deux infanteries.Je veux croire que Bonaparte 11’eùt d’autre in-tention , par leur for mation , que de tirer parti