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PROGRÈS DE LA CONSOMMATIOX
A Paris , en outre, le nombre, déjà si grand, desriches oisifs s’augmente encore des personnes de laprovince et de l’étranger qui viennent y passerl’hiver. Tous sont de grands consommateurs de boiscomme de toute autre denrée. C’est un véritablegouffre que cette ville, ayant un octroi qui, enl’année 1837, lui a rendu 30,861,150 fr. 65 cent.,qui entretient quatorze hôpitaux avec 5,397 lits,douze hospices de charité avec 12,158
Total. . . 17,555 lits;
qui paye 88,740,815 francs d’impôts, c’est-à-dire plusque certains royaumes; qui, enfin, possède centsoixante-quinze journaux quotidiens, hebdoma-daires, etc.
Et comment lire ces feuilles chez soi, dans les ca-binets de lecture, dans les restaurants, les cafés et es-taminets, si l’on n’a les pieds chauds, et, en quelquesorte, sans avoir les mains sur le poêle?
Paris renferme, en outre, une armée d’employésqu’il faut chauffer sept à huit mois de l’année à 12pu 15 degrés ; enfin les sinécuristes de tous étages,pius
2000 banquiers et agents d’affaires ;
1800 médecins;
700 avocats plaidants et consultants;
210 avoués ;
150 huissiers;
6000 restaurateurs-pâtissiers-rôtisseurs ;
3150 maîtres et jardiniers-maraîchers;
1050 maîtres et jardiniers-fleuristes ;