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DÉSIGNAT10X
convenir ; mais, lorsqu’il arrive que les essences sontde même nature, elles vivent à la même table et sontobligées, quand elles se rapprochent par l’âge, de sedisputer leur subsistance.
Il en résulte que, pour assurer le succès de la plan-tation d’un bois, il faut avoir soin, nous le recom-mandons particulièrement, d'en mélanger les essenceset de les choisir parmi celles qui s’accordent le mieuxentre elles, toujours en consultantles terrains qui leursont propres. Ainsi il faut mettre spécialement avecle chêne, car il convient presque partout, un mélangede trembles et de bouleaux. Ces essences, nous nesaurions trop le dire, ont cet avantage que le chênepivotant et tirant sa nourriture dans les profondeursdu sol,les bois blancs,au contraire, vivant àlasuperficiedelà terre, prospèrent très-bien côte à côte sans se nuire.
En outre, ces essences prolifiques, ayant une crois-sance puissante et double du chêne, l’abritent et leprotègent, particulièrement le jeune chêne des plan-tations, dont elles facilitent la végétation d’une manièremerveilleuse : aussi, quand un bois est annoncécomme riche et bien plein, c’est qu’il est garni deplusieurs essences qui se conviennent.
Les chênes francs, blancs, cerris ou rouges,ainsi que nous l’avons déjà dit, gagnent ou dégé-nèrent suivant le sol et l’exposition, de mêmele gravier; mais, quand ce dernier se trouve sur lesmontagnes ou en coteau et sur un terrain pierreux, sacroissance estmagnifiqueles trois ou quatre premièresannées de sa coupe, notamment la première ; tandis