DES ARBRES FORESTIERS.
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souches, quelque vieilles qu’elles soient, semblent nedevoir jamais périr.
Si cet arbre pouvait être expulsé des bois, la con-sommation générale gagnerait annuellement undixième de matière, et, par conséquent, les proprié-taires une augmentation de revenu.
En comparant le produit de cette essence à diffé-rents âges avec celui du chêne, nous avons trouvé surcertains terrains et localités, lorsque le charme a unemploi spécial, qu’à quinze ans, toutes choses égalesd’ailleurs, un arpent de ce bois a plus de valeurcommerciale qu’un arpent de bois de chêne, maisqu’à vingt-cinq ans un arpent de chêne vaut mieuxque 175 perches de charme, et qu’à 70 ans 1 arpentvaut 4 arpents de charme.
M. de Perthuis, p. 73, conseille, pour éliminer desbois cette espèce dangereuse, de ne pas conserverde baliveaux de charme, d’en arracher les soucheset de semer des glands à la place.
Nous sommes d’avis du semis de glands ,pourvu, toutefois, que ce soit dans une proportionà ne pas faire de suite un nouvelle plantation ; nousvoulons bien aussi qu’on expulse successivementcette essence, mais de manière à se conserver toujoursun revenu, et en admettant encore que les racines dela souche qu’on extirpera en payeront les frais ; nousconseillerons en outre, en y substituant du glandou plant de chêne, d’y ajouter sa garniture obligée :d’un tiers ou quart en bois blancs.
Quant à ne pas laisser de baliveaux de charmes