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Tome premier.
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dus a niinus forestiers.

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entièrement et d’un seul coup, si l'opération del’éclaircie n’avait pas de succès. Nous pensonsdonc, contre l’opinion de M. de Perlhuis, qu’ilest de principe que, pour détruire les mauvaisesessences de bois, il faut les laisser en réserve et'vieillir sans se priver entièrement de celles qu’onveut conserve)'. Ne laissât-on même qu’un ou deuxbaliveaux en chêne par arpent, il y en aura encoreassez pour graine.

Nous nous sommes étendu sur les moyens de par-venir à la destruction du charme, parce qu’ils sontcommuns à toutes les essences qu’on voudra faire dis-paraître ou protéger, soit en les laissant vieilliren réserve pour les détruire, soit en les coupant entaillis et souvent pour les multiplier.

Le charme n’est pas toutefois sans qualités ; aprèsYépine et le chêne , il produit le meilleur charbon : lecharronnage en emploie beaucoup, et on fait, en outre,de bonnes vis de pressoir avec ce bois; c’est un desmeilleurs pour le chauffage; enfin c’est l’essence qui,par ses nombreuses tiges, produit les plus beauxchantiers et les harts de première qualité pour leflottage des trains.

Avec le pied du charme on fait, des pidances oumaillets pour fendre le bois ou pour les menuisiers.C’est un bois très-dur et très-compacte avec lequel onfabrique, à Paris , des formes à bottes, à souliers et àchapeaux, et d’un mérite tellement recherché qu’onen exporte beaucoup à l’étranger'.

Pour semer un arpent de charme, employer en