DES ARBRES FORESTIERS.
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texture, à sa nature liante et particulière que l’ormetortillard doit la préférence que les arts lui donnentsur Forme commun pour la fabrication des jantes etsurtout des moyeux.
Les charrons peu consciencieux n’aiment pas à em-ployer Forme tortillard pour faire des moyeux, parcequ’ils durent trop longtemps, et ensuite parce que cebois est plus cher que Forme commun.
Le tortillard a encore une propriété essentiellequ’il ne partage pas avec Forme commun, c’cst cellede resserrer en séchant : aussi les rais des rouessont-ils plus solidement enchâssés dans un moyeud’orme tortillard que dans ceux de toute autreespèce.
Il ne s’élève pas aussi haut que les bonnesespèces de Forme commun. Sa tige excède rarement35 pieds de hauteur; mais, lorsqu’il est placé sur unbon terrain, il peut acquérir cette hauteur en trente-cinq ans. Il n’est pas nécessaire, d’ailleurs, de luilaisser prendre une grosseur de plus de 5 pieds detour, puisque cette grosseur est propre au moyeu;plus développée, elle ne donnerait pas à l’arbre uneplus grande valeur commerciale ; en outre, l’excédantserait réduit en copeaux, par conséquent perdu, etoccasionnerait au charron un travail long et inutile.
La culture de Forme tortillard a lieu particuliére-ment à Vareddes, prés Meaux , d’où il est originaire ;elle s’est répandue en Champagne et en Picardie.L’orme de Vareddes est en grande réputation; il s’erifait des expéditions nombreuses pour la Beauce, la