DES A ROUES FORESTIERS.
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Il pivote rarement, mais il pousse de grosses raci-nes latérales dont la longueur est proportionnée à sahauteur. Dans les terrains fangeux, les racines sontapparentes; près des marais, il réussit où d’autresessences périssent ; il est souvent en voisinage del’aune, du peuplier et du tremble, qui aiment les ter-rains frais : son bois, fort recherché pour tous lesinstruments aratoires, l’est davantage encore pourfabriquer des meubles dont la beauté surpasse cellede l’acajou. Un mobilier tout en frêne est aujourd’huide rigueur dans les appartements les plus élégants.Aussi avons-nous été témoin de la vente d’une plan-che de frêne de 3 pieds (1 mètre) sur 20 pouces(55 cen-timètres), 3 pouces (9 centimètres) d’épaisseur repré-sentant trente pouces cubes et provenant d’une loupede frêne, pour la somme de 50 fr.; c’est cent vingtfrancs la solive ou 40 fr. le pied cube.
Les charrons emploient beaucoup ce bois, ainsi queles tourneurs et les fabricants de chaises : dans lesports de construction, on en fait des rames de navires;pour ce dernier objet, le frêne d’Amérique surpassetous les autres en qualité.
Les sabots en frêne sont excellents, les cercles decuves sont très-recherchés.
La feuille est, en hiver, une fort bonne nourriturepour les moutons ; dans certaines localités, on fait degrands approvisionnements de ces feuilles, ainsique de celles des peupliers suisses ou carolins.Les moutons sont très-friands de cette sorte defourrage.
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