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Tome premier.
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DES AMtRES FORESTIERS.

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il est loin de valoir même le charme; le tremble, lebouleau et l’ypréau lui sont préférables, parce que^dans beaucoup de localités, les bois blancs produisentpar leur quantité autant que les meilleures qualitésde bois durs.

Nous pensons qu’on pourrait substituer dans nosforêts le platane à l’érable; il en a les mœurs et ilvient de même sur les terrains marneux et le tuf, ilpousse mieux, et là où le platane trouverait le sol àgré, il rivaliserait avec le frêne, sans en avoir la qua-lité, il est vrai, mais il produirait, sur quelque terrainque ce fût, pour le moins, le double de l’érable.

Cet arbre, que nous ne possédons que depuis l’an-née 1700 (sous le règne de Louis XIV ), est encore in-'connu dans nos forêts.

L’érable est un bois dur ; les tourneurs l’emploientpour faire des roulettes, des toupies pour les enfantset pour remplacer le gaïae dans certains cas , parcequ’il est gras et ne se gerce pas. On l’emploie aussiparticulièrement à la fabrication des pianos, basses,violons et autres instruments à cordes.; à l’exceptionde la partie harmonieuse, qui est toujours en sapinsaigné, c’est-à-dire dont on extrait la résine, toutest en bois d’érable dessus et dessous, côtés et poi?gnées.

Miller avance que l’érable blanc ou de montagne,le sycomore et l’érable plane ou à feuilles de platanesont de gros et grands arbres, qui, avec l’érablepana-rché, font l’ornement des bosquets.

Ces variétés sont nouvellement acclimatées en