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DÉSIGNATION
les rives de quelques-unes de nos forêts. Quelle festdonc la cause qui s’oppose encore à ce qu’on cultivecette essence étrangère, en plein bois, comme lesautres’essences forestières? Nous allons le dire, encommençant par l’historique de son apparition enEurope.C’est François de Neufchâteau,un de nos cinqdirecteurs en 1798, qui, par son influence pourprée, oucomme homme de science et naturaliste distingué, luidonna la vogue en France , en publiant un ouvrage spé-cial sur les avantages que devait produire cet arbre,avantages qui étaient vraiment par trop exagérés. Uneimpulsion alors très-grande fut donnée à sa culture ;aussi voit-on presque partout des acacias de cette date,c’est-à-dire de 36 à 40 ans. Mais les brillantes espé-rances des planteurs ne s’étant pas réalisées, aujour-d’hui Qn n’en cultive plus que pour les jardinsanglais et pour les allées.
Si nous sommes d’avis que l’acacia doit êtreexclus de nos forêts, c’est qu’il est de sa natureencore plus gourmand et plus envahissant que lecharme (*), dont nous demandons aussi l’expulsionsur certains terrains, où il est très-nuisible par safécondité et son empiétement; l’acacia est, de plus,très-cassant, le moindre vent ou atteinte lui portedommage; ses branches sont faibles et grêles, sonfeuillage offre peu d’ombrage et ne sert point à la nour-riture des bestiaux, comme l’a encore avancé Fran-çois deNeufchàteau, attendu la difficulté de l’extraire à
O Voir notre article sur le charme.