DES ARBRES FORESTIERS.
133
parce qu’alors elle est déjà propre à ces indus! l ies ;pour bois à brûler, de quinze à vingt ans.
M. de Perthuis a avancé qu’à l’exception dufrêne, l'aune n’aime pas le voisinage des autresessences, et, lorsqu’on le rencontre dans les pleinsbois, c’est en massifs de même espèce ou par bou-quets. Il est vrai que là où il y a de l’aune on netrouve pas d’autres bois que le frêne, quoiqu’il aitune grande quantité de racines très-vivaces;.nous at-tribuons plutôt cette prétendue antipathie pour lesautr es essences, ou des autres essences pour lui, à cequ’il ne vient bien que près des rivières ou dans leslieux bas et frais, et que là où l’aune prospère on nevoit réussir que le frêne, le tremble, le saule, lepeuplier ou le marseau, et rarement d’autres arbresque ceux qui vivent à la surface de la terre et dans lesterrains aquatiques.
Il se plaît particulièrement autour des sources etsur les bords des ruisseaux, qu’il embellit par le beauvert de son feuillage jusqu’à la fin de l’automne;aussi, dans les grandes chaleurs de l’été, lorsquetoutes les plantes languissent dans les champs, savégétation semble encore plus belle, et son feuillageest plus animé.
Par ses nombreuses racines, étroitement liées en-semble et courtes en même temps, il conserve les rivesdes biez et des étangs, tandis que les autres arbresoccasionnent des renards très-difficiles à bouclier.Ilien.de mieux donc, nous ne saurions trop le dire,pour défendre les rives des rivières et ruisseaux, que