DES ARBRES FORESTIERS.
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En mélangeant des frênes avec des aunes, onpont obtenir, en moins de soixante ans, des futaiesd’une grande valeur, si la localité se trouve avoir desdébouchés favorables pour la première de ces essen-ces. Pendant que les frênes prendront toute leurcroissance , on pourra couper l’aune trois ou quatrefois.
Dans les lieux où le frêne ne serait considéré quecomme bois de chauffage, et où l’on n’en aurait pas dedébouchés, cette amélioration ne sera pas égalementprofitable, et néanmoins elle sera encore avantageusedans toutes les localités; car, à soixante aps,la futaiede frêne vaudra toujours, par sa qualité de bois dur,plus que Y aune, intérêts d’attente déduits.
On se sert du bois de Vanne pour faire des pilots,des corps de pompe, des conduits d’eau, des sabots,de la volige, du chevron , des manches à balai, desrâteliers, des échelles* des perches à houblon, du boisde boulanger, et pour tous les fours en général ; ilest, en outre, trés^-recherché par les faïenciers et parles porcelainiers. On emploie aussi ce bois à faire desavirons et des mandolles pour la navigation sur lesrivières et fleuves. On extrait enfin de son écorce uneteinture noire qui entre dans la composition de l’en-cre commune; dans beaucoup de localités, pn s’en sertmême pour teindre les bas et les étoffes de laine et decoton.
Nous insistons cependant pour que le frêne luisoit préféré, et pour que, partout où cette dernièreessence pourra réussir, on arrache 1 aune , afin de le