DES ARBRES FORESTIERS.
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Il prospère plus ou moins sur toutes les espèces deterrain ; sa végétation est vigoureuse, surtout les pre-I mières années de sa coupe, et à la longue, quand lej terrain lui convient, il détruit les bois durs et les boisblancs qui l’entourent, particulièrement le charme etle coudrier.
Sa multiplication est donc à redouter, à l’exceptiondes localités où l’écorce est employée à faire des cor-des à puits et des perches à houblon.
Pour l’expulser des forêts, il faut le laisser vieillirou l’arracher comme nous l’avons indiqué pour lecharme, le coudrier, l’érable et d’autres essences nui-sibles ou peu productives.
Le tilleul se reproduit par sa souche et par sesgraines, qui sont toujours très-abondantes, parcequ’il fleurit tard : taillé en houppe ou parasol, ilforme un couvert parfait ; on peut même dresser sesbranches, lorsqu’il est jeune, jusqu’à établir une salleà manger de sept à huit pieds au-dessus de son tronc.
On en connaît, en France , de fort curieuses dans cegenre. Dans un bon terrain, il pousse de fortes et pro-fondes racines. Beaucoup de tilleuls ont autant de ra-cines que de branches; de même que le peuplier, ilvient rapidement quand il a une nourriture abon-dante.
Son bois est doux, léger, et prend un assez beaupoli ; son écorce sert à faire des cordages qui résis-tent à l’humidité, mais qui ne sont cependant pasd’une aussi bonne qualité que ceux en sparterie : onfait, avec cette écorce, des liens pou r les récol tes dans les