DES ARBRES FORESTIERS.
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plants, ayant seulement quatre centimètres de dia-mètre, on peut fabriquer des échalas de brin donton fait un grand usage dans le Bordelais ; au-dessusde vingt centimètres on en tire du bois de chauffagetrès-bon ( non pas tout vert, mais après deux ans decoupe) pour les boulangers et les fourneaux des ma-chines à vapeur; de cette dimension on peut aussi enconvertir en échalas fendus dans les proportions ordi-naires des localités pour lesquelles ils sont destinés,qui ont moins de qualité que ceux du brin, il est vrai,mais qui valent infiniment mieux à cause de la résinequ’ils contiennent, que ceux de tremble et marseau.
(Voir, tome II, notre article sur les Échalas .)
Ce n’est donc que sur les terrains où nos bonnesessences forestières ne peuvent réussir, comme surles montagnes arides, les sables mouvants, ou lesbruyères, qu’on doit conseiller la préférence pourla multiplication du pin. Il réussit souvent là oùrien ne vient, particulièrement à l’exposition dusud-ouest. Enfin, quand le sol est léger et de très-peude valeur, c’est dans cette position spéciale où ilne faut rien négliger pour le prodiguer, parcequ’on peut attendre le produit sans une grande perted’intérêts d’argent, ni avoir rien à regretter.
En effet, les forêts de pins sont ordinairement re-léguées dans les endroits les plus sauvages, sur desmontagnes inaccessibles dont on ne peut tirer les pro-duits qu’à grands frais; elles sont d’ailleurs souventtrès-éloignées des lieux de leur consommation, et lesfrais d’extraction et de transport en diminuent telle-