DUS ARBRES FORESTIERS.
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vient aussi gros, quoique d’une végétation moinsvive.
Il est remarquable dans les Vosges , dans l’Auver-gne et dans les Alpes , où il existe de très-bellesforêts.
Miller compte douze espèces de sapin; sur cenombre, il paraît que nous ne possédons encore dansnos forêts en France que le sapin à feuilles d’if, et lesapin pisse ,mrepieea.
Les cônes du premier sont verticaux et ceux dudeuxième penchent vers la terre.
Le sapin croît lentement ; il est moins développé àcent ans que le pin à quatre-vingts ans ; on ne peutdonc en faire un usage avantageux avant l’àge de centans. Il pivote et a des racines latérales, mais à cetégard il n’est pas aussi bien pourvu que le pin, cequi fait qu’il en tombe souvent en chablis. Les grandsvents en arrachent souvent des superficies consi-dérables, qu’on a beaucoup de peine à repeupler, parceque l’ombrage manque aux semis.
Il se multiplie d’ailleurs comme le pin par les grai-nes que ses cônes répandent à l’entour.
Par son élasticité qui le rend propre aux mâtureset par la légèreté de ses branches, il réussit très-bienau-dessus du pin sur les plus hautes montagnes, àl’exposition du nord; mais il semble préférer un solplus frais que sec, plus argileux que léger, et neprospère bien qu’en futaies.
Tschûdy prétend cependant que le sapin viendraitfort bien dans nos plaines, isolé ou en massifs, et