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Tome premier.
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DES SEMIS

pinières; c’est dans ces réservoirs qu’on se procureles plants pour la reproduction des forêts royales, ;notamment des parties exploitées en vieille futaie; le 'jeune plant qui en provient ne se place que sur desterrains défoncés à quinze ou dix-huit pouces (qua-rante à cinquante centimètres) de profondeur, qu’on 'entoure de treillage par suite de la nécessité où l’on estde conserver une grande masse de gibier pour l’amu-sement des princes; et pendant cinq ans on leur donne ijusqu’à trois façons de binage par an, au printemps, jdans l’été et à l’automne. Cette manière est très-dis-pendieuse, il est vrai, mais on ne peut mieux faire ; ilen résulte aussi qu’à cinq ans une plantation revientà 800 francs l’hectare, prix auquel on aurait, sur lesbords de l’Yonne , un jeune taillis de première classe,de trois à quatre ans, même garni de ses réserves.

A Villers-Cotterèts, où le sol est un sable noir,gras et riche de fonds, le repeuplement se fait natu-rellement comme sur le sol germanique, et après lacoupe d’une futaie de cent cinquante, deux cents,deux cent cinquanteansetplus. Le tremble, le marseauet le bouleau couvrent la terre dans l’année même de lacoupe; plus tard le chêne, le hêtre et le charme setrouvent dans une proportion suffisante ; ces qualités ,même finissent par s’implanter tellement qu’au boutde plusieurs révolutions de coupes en taillis elles dé-truisent presque tout ce qui est bois blanc ( bouleau ,tremble , marseau), sans que ces essences perdent ra-cine ; il y en a toujours assez après l’exploitation d’unevieille futaie, et souvent dans une telle abondance,