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Tome premier.
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DES SEMIS

Duhamel évalue la semence d’un arpent (cin-quante et un ares sept centiares) à vingt-quatreboisseaux de Paris , ou trois hectolitres pour unsemis entièrement en glands ou châtaignes, et âsoixante-dix livres de pignons pour un en arbresverts. D’accord sur cette dernière ; mais nous pensonsqu’il faut au moins, pour un semis entièrement enchêne, sept à huit hectolitres, environ cinq sacs, et,en faîne, quatre à cinq hectolitres : voir, au surplus,nos instructions sur ce qu’il faut de graine, pour lasemence d’un hectare, aux articles de chaque essence.

Lorsqu’il y a mélange d’essences, comme cela estnécessaire, on diminuera d’autant qu’on en ajouterad’autres , excepté en bois de garniture, attendu qu’ilsvivent à la superficie de la terre et ne nuisent pointaux autres essences.

On ne devra, pour l’espacement, compter les boisblancs dits de garniture tout au plus que pour uncinquième, parce que leurs graines, par leur légèretéet leur nature,viennent difficilement et ne prospèrentque sur des terrains frais et légers ; elles exigent, enoutre, des soins particuliers qui ne sont pas toujourscouronnés d’un entier succès : heureux encore quand,en doublant la semence, on obtient assez de sujetspour remplir les interstices des bois durs; aussi lessemis en bouleau, tremble, ypréau et marseau exi-gent une grande quantité de graine, et sous tous lesrapports les plantations de ces essences conviennentmieux que les semis.

Au surplus, il ne faut pas trop épargner la graine,