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DES AMENAGEMENTS.
rons à satiété, tant nous en sentons l’avantage. A ceteffet, il faut seulement un garde exploitant, offrant dela responsabilité, à qui l’on donnera six ou huit centsfrancs de gages. Ce serait une différence peut-être detrois à quatre cents francs sur un garde ordinaire,différence que l’on retrouverait bien facilement surla plus mince coupe et, encore mieux, sur l’améliora-tion du fonds; nous allons le prouver :
Un propriétaire qui a une coupe annuelle, ou tousles deux ans, s’est fait une clientèle pour la vente deses marchandises; sous ce rapport seulement il adéjà plus d’avantage qu’un marchand de bois, quiest exposé, chaque année, à transporter son matérield’exploitation d’n n endroit à un autre, qui est, en outre,continuellement harcelé par la concurrence, qui lepoursuit tant sur la vente des marchandises que pourse procurer des ouvriers, enfin qui n’est jamais cer-tain de ses opérations : dans cette position précaire,les ouvriers ne peuvent s’y attacher, ou il les obtientplus difficilement en les payant à un plus fort prix.En un mot, une exploitation habituelle par un pro-priétaire aura lieu sans entraves; tandisqne celle d’unmarchand présente, au contraire, une grande quan-tité d’obstacles qu’une continuité fait disparaître.Or un bois exploité par son propriétaire est commela vigne cultivée par un vigneron propriétaire :elle rapporte beaucoup et est toujours en bon état;tandis que celle d’un forain, ou qui s’afferme sur tout,se perd, et à fin de bail, on est dans la nécessité de lareplanter. Nous pensons donc que rien n’est plus