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UES AMENAGEMENTS.
les laissant en réserves on les perd. Or il ne fautmarquer de ces essences que dans une proportion bienentendue, et ne pas oublier que deux ou trois chêneset hêtres par arpent suffisent pour en entretenirl’espèce par leurs graines.
Avoir un peu de tous bois en réserve, ce qui pa-raîtra à beaucoup de gens une utopie forestière ; nousy tenons beaucoup néanmoins, surtout à mélanger lafamille des bois tendres, comme le bouleau, le trem-ble, le marseau, qui vivent à la superficie de la terre,avec les bois durs, qui enfoncent leurs racines pivo-tantes et traçantes dans la profondeur du sol à desdistances inégales.
Ce qui étonnera encore beaucoup de routiniers,c’est que nous pouvons prouver qu’il n’y a pas unbois qui n’ait une valeur supérieure à celle du chênequand la réserve en est faite avec discernement etsuivant le débit des localités.
Un arbre de deux âges (quarante ans, sur un amé-nagement à 20 ans), en bouleau ou tremble, vaudrale double d’un chêne, par sa croissance prolifique,d’une part, et d’autre part comme bois d’industrie,(sabotage , voliges, chevilles et merrains à barrer lestonneaux, etc., etc.). Le charme, le hêtre, l’érable,même le buis, ont aussi des emplois particuliersqui doivent les faire préférer aux essences répudiéespar les grandes administrations forestières, quand,toutefois, le mélange des réserves que nous conseillonsest dans une proportion sagement combinée, nous