DU MARTELAGE.
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Lorsque les marchandises seront casées avec ordresur les routes ou chemins, on en fera l’inventaireavec le propriétaire, et, en son absence, avec le notaire,ou bien même avec le curé du village ou le maire,ainsi que nous l’avons conseillé, et dont on reconnaî-trait les soins par un cadeau en bois ou par d’au-tres services de bon voisinage. On pourra alors êtretranquille ; ce sera pour le garde exploitant un dépôtde fonds dont il aura à rendre compte, comme uncaissier est responsable des deniers qui lui sont con-fiés. Nous avons cru devoir nous répéter sur l’avantagede couper les bois par ses mains et entrer préalable-ment dans les détails ci-dessus, pour mieux fairecomprendre l’importance du choix des réserves, par-ticulièrement en jeunes brins desemis appelés volières.
Dès qu’un bois est destiné à être coupé, il faut sehâter d’en marquer les réserves, surtout en bali-veaux, c’est-à-dire en brins de l’âge du bois. Dansles contrées où l’on n’abat la vieille écorce qu’aprèsle taillis, il convient de ne s’occuper du martelagedes anciennes réserves qu’après l’abatage du jeunebois, afin d’être plus à même de choisir les plusbeaux arbres; mais, selon nous, il y a plus d’avan-tage à marquer tout à la fois, pour ne faire qu’uneseule et même coupe.
Un propriétaire qui exploite ses bois par lui-mêmepeut faire ses réserves journellement etau furet à me-sure que le bûcheron s’avance et nettoie le bois de cequ’on appelle les dessous y néanmoins un martelageprovisoire, à l’ocre rouge délayée dans l’huile, ainsi que