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VIDANGE DES TAILLIS.
divers par les bipèdes ou quadrupèdes employés àl’exploitation, par le frayemenl des voitures, par lebroutement des animaux, par la fabrication sur feuil-les de plusieurs espèces de marchandises, par la cuis-son des charbons, et qu’un grand nombre de sou-ches ont été étouffées par les produits de la coupe,qu’enfin il ne reste , pour la plupart du temps , d’untrès-beau et bon bois qu’un chaume ou des renais-sances herbacées et languissantes, particulièrementlorsque la coupe en a été faite à l’écorce, d’avril àjuillet, ou à un âge avancé; si, en outre, l’exploitationde la coupe s’est prolongée sans réservés ni mesures,c’est quelquefois un bois à refaire ou à soigner commeun malade en danger de mort.
Nous appelons donc toute l’attention de nos fores-tiers sur les funestes désastres que nous venons d’in-diquer, en les priant surtout de se bien pénétrerqu’ils ne doivent plus exploiter nos forêts mainte-nant comme sous Charlemagne, même d’après lesordonnances de 1669, époque où les bois taillisétaient encore presque sans valeur.
Toutefois nous ne devons pas dissimuler à MM. lespropriétaires et officiers forestiers qui voudront im-poser la condition salutaire de sortir sur un rond-point, sur les chemins, places vides ou chantiers, lesproduits de leurs bois avant le 1 er mai de l’année del’exploitation , qu’ils éprouveront d’abord les plusgrandes difficultés de la part des marchands,maîtres de forges et de tous les exploitants de bois.Ce sera d’abord un hourra général contre ce mode
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