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Tome premier.
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DE LA I.l'NE.

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« on n’eut pas manqué de dire que de là venait tout le« mal. Il faut bien que tout ce qui agit sur les ani-« maux et sur les végétaux agisse pendant que la lune« marche; il en est ainsi de la croyance qu’avaient« les gens des ports de mer, qu’on ne pouvait mourir« quand la marée montait, et que la mort attendait« toujours le reflux.

« Les éléments, la nourriture, les veilles, le som-« meil, les passions, ont sur nous de continuelles in-« fluences, et, tandis qu’elles exercent leur empire« sur notre corps, les planètes marchent et les étoilescc brillent. Direz-vous que leur marche et leur lu-« mière sont la cause de votre rhume, de votre indi-ce gestion, de votre insomnie, de la colère ridiculecc que provoque en vous un mauvais raisonnement,cc de la passion que vous ressentirez pour une« femme.

cc Le soleil agit beaucoup sur nous par ses rayons« qui nous touchent et qui entrent dans nos pores;ce cette influence-là est incontestable et fort bénigne,cc Le poisson de mon étang et moi existons chacunce dans notre élément. L’eau qui le touche de la têtecc à la queue agit constamment sur lui; l’atmosphèrecc qui m’environne et me presse agit sur moi. Je necc dois attribuer à la lune, qui est à 90,000 lieues de« moi, rien de ce que je dois attribuer à ce qui mecc touche sans cesse; c’est comme si je voulais rendrecc l’empire de Chine responsable de ce qui m’arrivecc de malheureux en France . Ne cherchons doncci point de causes étrangères à ce qui s’explique toutcc naturellement. »