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Tome premier.
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DES AGENTS FORESTIERS.

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de nouveau et en semant un autre légume, avoir toutréparé en quinze jours; tandis qu’un bois brisé par sonexploitation ou brouté est un dommage fait au taillispour25 à 30 ans, que, dans ce cas, on n’a rien de mieuxà faire quelquefois que de le couper entièrement.

Que pour le temps de la coupe il faut consulterles mouvements du soleil, qui, par son absence, laissenos forêts sans action et couvertes de glaçons, oudonne le mouvement à tous les végétaux par son retour.Enfin, lorsque les jours commencent à grandir, qu’àcette annonce du retour de”la sève il faut se hâterd’abattre, ou plutôt cesser tout à fait, attendu qu’unjeune taillis de l’année a besoin de toute la puissancede ses deux sèves pour mieux résister aux influencesdu froid et du chaud ; que lorsqu’il n’en a qu’une, parl’effet d’une coupe arriérée, ou de mai à juin, ses tigessont encore herbacées quand les gelées d’automneviennent l’anéantir: aussi, dans cette position, traîne-t-il une chétive existence jusqu’à sa coupe, commeun enfant qui en nourrice n’a eu qu’un demi-lait.

Ces comparaisons familières sur les bois sont à lahauteur, ce nous semble, du plus grossier paysan ;s’il ne les retient pas toutes, il lui en restera toujoursquelque chose, ne fût ce que la comparaison de lasalade et du gros chêne, car il aura constammentsous les yeux et en action, nous l’espérons, dans sesoccupations journalières, le tableau vivant de cequ’ona cherché à lui faire comprendre par citations et faitsqui lui sont familiers. Maintenant, nousprionsMM. lesofficiers forestiers de nous permettre de recommander