DES ARBRES FORESTIERS.
375
cubes présenterait un nombre presque incroyable.
La Bibliothèque britannique mentionne un chênequi, en Afrique , à l’âge de vingt-quatre ans , avaithuit pièds de tour. La Maison rustique du xix e siè-cle, page 42, parle d’un cèdre du Liban ayant trente-six pieds et demi de circonférence, et dont les bran-ches couvraient une étendue de cent onze pieds dediamètre.
Dans la forêt de Compiègne, le chêne du roi por-tait vingt pieds de tour à hauteur d’homme, soixantede lige, quatre-vingt-dix à cent de toute hauteur;il pesait cent dix milliers environ, et produisit aumarchand 2,400 francs.
M. de Pertlmis père fit, couper en 1758, à Beauvoir,en Brie, un frêne de cent cinquante-huit ans, ayantneuf pieds de tour, soixante de tige, sans nœuds nibranches, et quatre-vingt-quinze pieds d’envergure.
Tous les voyageurs qui ont visité la forêt de l’Etna ,en Sicile , ont parlé du châtaignier si célèbre, connusous le nom de castagnus di centi Cavalü, le plusgros de cette forêt et peut-être de toute l’Europe.Sa circonférence, qui a été mesurée par Denon, estd’environ cent quatre-vingts pieds. Comme il a crûsur un sol volcanique, par conséquent très-fertile,il est à croire que ce géant forestier n’a pas plus decinq à six cents ans.
Le trop crédule Pline ( Livre 12, page 1, de sonHistoire naturelle ) parle d’un platane de deux centquarante pieds de circonférence (il a voulu dire d’en-vergure), dans le centre duquel Mutianus coucha