EXOTIQUES.
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localités couvertes île rivières et de forêts impéné-trables, comme la Guyane .
Il ne faut pas, toutefois, pour établir cette industrie,détruire les forêts, mais seulement les percer par deschemins et des allées et les couper successivementen ordre d’aménagements, afin d’en obtenir des re-venus perpétuels.
Un pays neuf est, en un mot, un grand jardin ànettoyer : il y a à détruire, à conserver et à embellir,autant dans l’intérêt du gouvernement et du pro-priétaire que dans l’intérêt de la salubrité des habi-tants. Dans ces grandes améliorations, il faut spéciale-ment avoir l’avenir en perspective, et ne pas faire deprovisoire; on doit agir sur un plan général, longue-ment médité et sagement réfléchi, avec des idéeslarges et généreuses; ce qu’on n’a point encore fait àla Guyane , où ceux qui s’y sont rendus n’ontcherché qu’à recueillir, prendre et faire fortune enpeu de temps. Espérons qu’à l’avenir on sera éclairépar l’expérience, et quel’on sentira mieux ses intérêts;alors on donnera à ce vaste et riche pays toute laprospérité dont il est susceptible; chacun le com-prendra comme nous. Le gouvernement peut seuldéterminer ce mouvement, parce qu’il ne peut êtrearrêté par les difficultés et les dépenses, comme celapourrait arriver à des entreprises particulières, quiéchoueraient au moment même d’atteindre leur but,faute de fonds suffisants ou d’harmonie dans l’exé-cution des plans quelles voudraient suivre.
Justement enthousiaste du sol fécond et embaumé