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Il en est de même des essences résineuses qui s’en-flamment rapidement.
SECTION X.
DF. L’AUBIER.
L’aubier est une couronne ou une ceinture de boisimparfait ; il est placé entre l’écorce et le cœur du bois,auxquels il s’incorpore successivement par l’effet dela végétation : c’est une matière que le temps perfec-tionne et que la nature, par une marche insensible,convertit en bois solide, ou bois parfait appelé cœur.Le chêne, après l’orme, est l’arbre qui a le plusd’aubier, mais dans l’orme l’aubier est aussi bon quele cœur.
L’aubier est en raison, en quelque sorte, de la gros-seur de l’écorce appartenant à chaque essence ; lecharme , qui a une écorce comme du carton-papier,n’a pas d’aubier ; le hêtre, dont l’écorce est très-lé-gère, a également très-peu d’aubier. A soixante ans,un chêne a autant d’aubier que de cœur. Aussinous engageons à ne convertir en merrain, planchesmembreuses et autres objets où il faut du cœur pur,que des chênes de quatre-vingts ans et au-dessus.
Plus le terrain est riche et franc, moins un arbrea d’aubier.
Sur un sol sec et pierreux il en a beaucoup; il enest de même pour les terrains humides et marécageux.
Ainsi, lorsqu’un arbre est abattu, on peut jugerduterrain d’où il provient. L’aubier d’un arbre exploité