DES ARBRES FORESTIERS.
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bail de neuf ans ; rarement on en voit qui n’aientsur le corps ces trois maladies bien complètes, etqui, en outre, ne soient vermoulus intérieurementbien avant l’âge de la décrépitude.
Ces faits prouvent qu’il faut généralement laisseragir la nature pour avoir des arbres sains et propresà l’industrie.
Les bois qui sont les plus sujets à se gâter sont les es-sences poreuses, particulièrement les bois blancs, telsque l’aune, le tremble et le bouleau ; ensuite le châ-taignier , le merisier, le poirier, le frêne.
§ 1 ".
DE LA ROULURE.
Un arbre est roulé quand il s’y trouve une fenteou une solution de continuité qui suit la direction descouches ligneuses, c’est-à-dire lorsque, dans l’inté-rieur d’un arbre , les cercles concentriques sontfeuilletés, ouverts ou ne sont pas unis.
Quelquefois le vice n’est pas apparent, notammentdans les jeunes arbres pleins de sève; mais, dès qu’ilssont abattus et qu’ils sèchent, les cercles concen-triques éclatent et mettent bientôt la plaie à jour.
La roulure est souvent occasionnée par le vent, quitord et fait éclater la tige de l’arbre jusque sur sontronc, ou par les neiges et givres, particulièrementquand il est jeune et chargé de toutes ses feuilles(en avril).
Dans les taillis de 1 à G ans, où le petit baliveau n’aaucun abri, il a fort à souffrir des accidents que nous