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Tome deuxième.
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EXPLOITATION

SECTION XXXI.

DU MARTELAGE DES BOIS POUR LE FLOTTAGEA BUCHES PERDUES.

Les bois destinés à être flottés sur les ruisseauxjusqu’aux ports flottables en trains sont marquésplusieurs fois et avec le plus grand soin.

Un bon exploitant, veillant à ses intérêts, doitfaire frapper de son marteau tous ses bois aussitôt;après leur empilage sur feuille, encore bien qu’ilsseraient exploités pour être vendus dans la vente ouflottés par lui, pour s’en mieux assurer aussi la pro-priété et pour en prévenir le vol ; en outre, sonbois peut être perdu pour lui, s’il arrivait qu’il fûtmêlé à ceux des autres exploitants ses voisins ; soitsur les chemins qui conduisent au port, soit sur leport même, sans cette précaution de sûreté commentle reconnaître ? Une bûche marquée, le plus affaméconsommateur oq le plus rusé délinquant n’oseraients’en emparer; la marque est un porte-respect d’au-tant plus puissant qu’une peine très-sévère est appli-quée à ces sortes de délits : nous savons qu’un simpletison trouvé dans un foyer, ayant la marque d’unmarchand, a quelquefois coûté plus de mille francs àcelui qui se l’était approprié indûment. Dans les paysriverains du flottage, les meuniers, surtout, se per-mettent de ces larcins ; cette manière économique dese chauffer leur revient souvent plus cher qu’à Paris .

Le prix du martelage varie suivant la grosseur dubois; il coûte plus pour la menuise, très-difticilc à