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MESURES AGRAIRES.
sèment leurs céréales en se servant des ternies usitésau temps de Charles VII , sans chercher à s’en ren-dre compte, tels que poignerée, bicherée, bichets,quarteaux, millerolle, charge, pan, pega, pico-tins, boisseaux et autres termes dont ils ne compren-nent pas la division ni les rapports avec les mesuresde leurs voisins ; il serait bien à désirer qu’ils fussentaussi instruits, à cet égard, que les fermiers de laBeauoe et de la Brie : des litres, décalitres, hectolitresetsetiers.
MM. les cultivateurs doivent faire bien attentionque, dès qu’on a le poids ou la capacité d’une mesuremétrique, on a de suite par le calcul décimal, sanseffort de tête ni écriture, le compte de toutes livraisonsde céréales ou autres marchandises qui s’y mesurent.
Que de mécomptes cette multiplicité de mesuresû’entraîne-t-elle pas? Que de travail et de tracasse-ries d’esprit n’éprouve-t-on pas dans les transactionscommerciales avec les anciennes mesures variant àchaque village, et dont il faudrait faire une étudelongue et fastidieuse pour les connaître toutes ?
MOYENS DE CONVERTIR TOUTES LES ANCIENNES MESURESAGRAIRES EN NOUVELLES.
Il nous serait impossible de donner ici des ta-bles de comparaison particulières pour toutes lesmesures agraires en usage dans la France , ainsi quenous l’avons fait pour celles qui sont plus générale-ment connues. La table suivante pourra néanmoinsmettre les propriétaires, arpenteurs, notaires, etc., en