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Tome deuxième.
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DU FLOTTAGIi

leur est si nécessaire. Assurément, et nefùt-ce que parun sentiment dhumanité, on sera obligé de revenirsur cette mesure peu raisonnée sous tous les rapports.

Il arrive quelquefois quon est forcé de suspendrelécoulage de la queue dun flot à cause des embâclesqui, souvent, sont considérables. Le bois , par laforce de leau, samoncelle en peu de temps à tel point,quil faut plusieurs jours pour rendre libre toute larivière et reprendre les travaux de queue.

Une embâcle se forme le plus ordinairement à lafin des courues deau, et autant quand les eaux desétangs ou retenues viennent â baisser que par lanégligence des pousseurs sur les points difficilesleau est dormante ou par trop violente ; lembâcle seforme aussi lors des fortes eaux, parce que lesbois, arrivant en trop grande quantité, se tassentvivement et obstruent, en un instant, la rivière.

On emploie à ces travaux, presque toujours et fortmal à propos, des enfants ou des vieillards infirmes ;mais cest quelquefois à dessein de la part des can-tonniers infidèles, qui les payent de 50 à 75 centimesseulement, et qui portent leur journée à \ fr. 50 cent.,comme pour des hommes forts : les enfants,par leurdis-sipation, et les vieillards par leur faiblesse, gagnent àpeine le salaire qui leur est donné,et compromettent, encertaines circonstances, très-gravement les intérêts decelui qui fait flotter. Or on ne peut être trop vigilantpour éviter cet abus etprévenir un arrêt de bois qui nefait que saccroître quand leau arrive avec une puis-sance et une force quon peut difficilement maîtriser;