SUR tliS RUISSEAUX.
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il faut alors la réunion de tous les pousseurs ducanton, pour parvenir à détruire une embâclequ’un peu de prévoyance ou un peu plus de vigueuraurait pu empêcher. Nous conseillons donc de fairechoix de bons et forts ouvriers pour le flottage des boisà bûches perdues, en les payant selon leur capacité,c’est-à-dire plus que des ouvriers ordinaires, et on ygagnera. Les ouvriers des ports flottables en trains,de Clamecy particulièrement (Nièvre ), sont très-intelligents et très-agiles pour le flottage des bois,parce que c’est leur métier et qu’ils l’exercent toutel’année, au lieu que les hommes des villages, donton se sert lors de l’écoulage des flots, sont la plupartdes artisans, ou de petits cultivateurs, qui n’ont pasl’habitude de ces travaux.
Lorsqu’un flot est peu considérable, il faut le con-duire de vanne en vanne, plus particulièrementquand l’eau abonde et qu’on n’a pas besoin de retenircelle de plusieurs vannes; dans ce cas, on fait moinsde frais de vannage et on n’a qu’un petit nombred’ouvriers en mouvement; d’un autre côté, le boisétant réuni s’écarte peu, se trouvant presque tou-jours en action de coulage; alors il canarde moins, parconséquent n’est point gâté par la vase, et arrive surle port flottable en train presque neuf et sans tache.
Avant de livrer un flot au tirage, il faut réunirassez de bois sur les ports pour occuper tous les ou-vriers, à cause de l’importance des frais, et le sortirpromptement de l’eau, par une plus forte concur-rence.Un flot tiré trois ou quatre jours après son jetage